LA NEWSLETTER DE WEYLAND & COMPAGNIE / N°17 / Mai 2026

Aurore à la Une !

C’est le temps du mercato : Agathe Emonnot vient de nous rejoindre en mission de service civique. Tandis qu’Esteban Temple s’en va voguer vers d’autres rivages cinématographiques après de bons et loyaux services.

Nous venons par ailleurs de jouer notre premier Cabarré.
Nous avons aussi réalisé deux très courts métrages avec des lycéens d’Epli-cité.
Nous reparlerons de ces deux temps forts bientôt.

Au menu de cette newsletter:

  • LUMIERE SUR…... un portrait d’Aurore Boisseau, artiste couteau-suisse, amie proche de notre compagnie et débordante d’énergie.
  • ACTU nos prochaines dates pour Ces ombres qui glissent, spectacle qui ne demande qu’à être diffusé…

Jean-Pierre Weyland

Agathe Emonnot

Agathe lors du tournage du film Grand Tournoi Automobile

Esteban Temple

Esteban en garde loufoque lors du Cabarré (photo Maya Susset)

Ne pas hésiter à aller faire un tour sur notre site pour découvrir tous nos spectacles :
weylandetcompagnie.fr

Nous cherchons à jouer ce spectacle - CES OMBRES QUI GLISSENT

Quelque part dans un lieu clos, deux individus amnésiques, accompagnés d'un bébé curieusement parlant, enquêtent sur leurs souvenirs afin de chercher une issue à leur enfermement.

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AURORE BOISSEAU, UNE ARTISTE A L’ESPRIT VIF ET LIBRE

Aurore Boisseau, comédienne, conteuse, marionnettiste, metteuse en scène et bricoleuse, est une artiste à l'esprit vif et libre. Une optimiste qui ne se laisse pas abattre par les aléas de la vie. Portrait de cette touche-à-tout, toujours à cent à l’heure.

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Ces Ombres Qui Glissent

Nous cherchons à jouer ce spectacle (chez des particuliers, en centres sociaux, dans des théâtres…)

Le pitch :

Quelque part dans un lieu clos, deux individus amnésiques, accompagnés d'un bébé curieusement parlant, enquêtent sur leurs souvenirs afin de chercher une issue à leur enfermement. Cette pièce aborde en mode patchwork : l'adoption du point de vue du père, du fils ou de la fille, la complexité des relations familiales, la solitude, la dépression, le deuil, la joie de l’accueil d’un enfant, la place de la femme, et des mères « si présentes malgré leur absence ».


Nous jouons :

Vendredi 29 mai à Malakoff à 19h
Samedi 30 mai à Pantin à 18h30
Samedi 29 août à la Maison de Quartier des Linandes (Cergy) à 18h
Dimanche 30 août au Fait-Tout (Montreuil) à 14h30


Infos, réservations :

06.83.08.38.90Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Éligible au Pass Culture (Adage) – 1h20 – à partir de 13 ans et tout public

Présentation et clip du spectacle


2 comédiens
 

AURORE BOISSEAU, UNE ARTISTE A L’ESPRIT VIF ET LIBRE

Aurore Boisseau, comédienne, conteuse, marionnettiste, metteuse en scène et bricoleuse, est une artiste à l'esprit vif et libre. Une optimiste qui ne se laisse pas abattre par les aléas de la vie. Portrait de cette touche-à-tout, toujours à cent à l’heure.

   Elle commence le théâtre enfant et débute professionnellement très jeune. A quinze ans, elle est admise à « l’École et la Ville », à Paris, elle comprend que la scène est son avenir. Elle reçoit une proposition de son professeur de théâtre pour devenir conteuse dans sa troupe. Désirant devenir comédienne en premier lieu, elle accepte tout de même ce rôle de conteuse comme une opportunité nouvelle et enrichissante. Son tout premier spectacle professionnel se déroule en 1979 au festival du Marais à Paris dont elle garde un bon souvenir. Que ce soit dans le théâtre, le conte ou bien la marionnette, il faut y mettre toutes ses émotions. A l’aise seule comme en groupe sur scène, elle s’adapte simplement à son environnement. Adepte du « tout public », elle se plaît à voir une salle remplie de personnes de différentes tranches d’âge et s’amuse de leurs échanges.


La Rue Cases-Nègres

La Rue Cases-Nègres


Vingt spectacles et encore « pleins dans la tête »

Elle découvre ensuite les marionnettes et s’y intéresse. D’abord autodidacte, elle apprend comment en fabriquer en 1998 avec la formation “Les marionnettes russes”. Elle crée sa compagnie, Théâtrapatt’, en 1991 et y produit de nombreux spectacles, dont celui à son nom : Contes à la sauce Aurore, dans lequel elle revisite des histoires connues pour les raconter… bien à sa façon ! « Je multiplie les spectacles. Je suis comme la petite abeille qui récolte son pollen. J’ai vingt spectacles que je pourrais jouer, mais je ne les joue pas tous en une année. J’ai plein de spectacles dans la tête. » Elle anime aussi un atelier théâtre pour adultes depuis dix-neuf ans. Les premiers liens avec Weyland et Compagnie se font dans les années 90 lorsqu’elle travaille à Théâtre-en-Stock avec Marie-Eve Weyland. Elle fait rapidement la rencontre de son mari, Jean-Pierre. A cette époque, il cherchait des artistes pour créer Improvista (spectacle où le public donne les thèmes à jouer aux comédiens), c’est ainsi que leurs destins se sont liés. Depuis, ils se retrouvent de temps en temps sur scène.


Aurore (au premier plan) dans Les Improsteurs en 1998 (Théâtre-en-Stock)

Aurore (au premier plan) dans Les Improsteurs en 1998 (Théâtre-en-Stock)



Aurore (à gauche) et Annabelle dans Improvista

Aurore (à gauche) et Annabelle dans Improvista



Actuellement, elle essaie d’écrire un nouveau conte sur un sujet compliqué, l’histoire des Amérindiens. Entre idées reçues, et fausses informations, c’est une création sur laquelle elle doit se pencher avec grand soin.


Les marionnettes, « ce sont nos enfants »

Dans toute sa carrière, il y a eu de nombreuses anecdotes marquantes, dont celle-ci, inattendue. « Lors de la représentation des Voyages de Jules ou l’Île Mystérieuse, je viens saluer à la fin et un enfant me crie : "Ils sont où les autres ?" Alors que je suis seule à jouer tous les personnages. » Une telle réaction montre à quel point il était pris dans l’histoire et les différents jeux d’Aurore. « Avec la marionnette, tout est permis. Je peux faire jouer un gant de toilette ou une brosse à dents. » Le manipulateur peut faire vivre n’importe quel objet. Mais comment naissent-elle ces marionnettes ? Aux yeux d’Aurore, c’est surtout pour les besoins d’un spectacle, ce qu’elle cherche à montrer ou à dire… Mais c’est aussi, et surtout, beaucoup d’essais ! De la couture, de la peinture, pas mal de mousse et tout un travail pour donner vie à un objet. « Ce sont nos enfants, des personnages qui ont chacun leurs personnalités, pourtant ce sont des bouts de chiffons, de la mousse, du plastique, du bois… » Elle les humanise et les traite avec beaucoup de précaution, émue à l’idée de les abîmer et même de les enfermer dans un sac.


Les bêtises d’Elisa Les bêtises d’Elisa

Les bêtises d’Elisa


Elle a une relation profonde avec celles des Bêtises d’Élisa (petite fille à l’imagination débordante que les parents ne contrôlent pas) et Le Grand Noël (la rencontre de deux enfants Inuits avec un explorateur). Elle aime aussi quand la manipulatrice est bien cachée, permettant aux spectateurs d’être ancrés dans l’histoire d’une manière plus immersive. La marionnette à laquelle elle ressemble le plus est Élisa. « Je faisais toujours des bêtises quand j’étais petite. J’embêtais souvent ma sœur qui a sept ans de plus que moi. J’étais la petite, toujours à être à cent à l’heure et vive. Quand je l’ai créée, j’ai quand-même pensé à moi et à mes enfants. »


« L’art a le pouvoir de changer les choses »

« Ce que j’aime bien avec le monde artistique d’aujourd’hui, c’est qu’il y a moins cette idée de star ou d'icône, je préfère que les gens soient simples et pas considérés comme des personnes devant lesquelles se prosterner. Les artistes deviennent plus accessibles. Étant jeune, j'aurai tellement aimé rencontrer Romy Schneider, partie trop tôt. Maintenant j'avoue avoir un petit faible pour Leïla Bekhti, actrice aussi très émouvante. »
A ses yeux, l’art a le pouvoir de changer les choses, notamment pour le bien-être des personnes. Le théâtre a cette faculté de permettre aux comédiens de se plonger dans la peau de quelqu’un d’autre (fictif ou non) et de s’exprimer, de se faire entendre. « L’art fait sortir de sa zone de confort. C’est un dépassement pour se forger. » Ce qu’Aurore essaie d’apporter avec ses œuvres, c’est « un petit bonheur. Une bonne fin aux contes, pour apprendre sans noirceur. Un espoir pour réussir. » Inspirée par cette soif de justice, elle a toujours le désir de sauver la veuve et l’orphelin. Cela se remarque notamment dans La Rue Cases-Nègres (adapté du roman autobiographique de Joseph Zobel et du film réalisé par Euzhan Palcy, le spectacle raconte la Martinique des années 1930), et dans celui qu’elle désire produire au sujet des Amérindiens. Dans ses œuvres, elle aborde des thèmes en tout genre, parfois plus simples, ou plus profonds : Noël, le respect de la nature, une meilleure alimentation, mais on retrouve aussi le mariage mixte, l’esclavage, le traitement des Inuits, etc.


De sa main

Aurore n’a pas de rituel d’avant spectacle. Cependant, elle raconte une anecdote où son personnage arrivait en plein milieu de la pièce, dans le rôle de la bonne dans La Cantatrice chauve avec le Théâtre Uvol. Elle devait être énergique et vigoureuse. Alors, pour s’échauffer, elle s’est amusée à imiter un boxeur. Et on l’imagine parfaitement à l'œuvre ! Elle est aussi une grande adepte de l’improvisation. Avec la Ligue d’Improvisation Française lors de ses 25 ans, elle performe dans des matchs d’impro au Bataclan. Depuis, elle ne peut s’empêcher de changer des mots ou des tournures de phrases malgré le script. Cela l’aide à rendre le spectacle plus vivant, plus spontané.
Aurore est une personne accomplie aujourd’hui, avec tant de projets menés à bien. Si elle devait nommer sa vie comme un conte, ça serait : « Une fille libre, qui n’en fait qu’à sa tête. Ou bien, brico-têtue ! » Tout ce qu’elle produit, elle essaie que ce soit de sa main. Elle y met tout son cœur et fait tout son possible dans ses créations, avec bien sûr l'aide précieuse de ses collègues et amis. Après une si grande carrière, elle ne se voit pas arrêter, bien trop attachée à son travail qui est pour elle une passion.


Propos recueillis par Agathe Emonnot

Pour en savoir plus sur les spectacles d’Aurore Boisseau : https://theatrapatt.com/


Un imaginaire débordant

Très créative, Aurore a le théâtre dans la peau. Peu importe la situation, c’est une personne très optimiste qui n’a jamais perdu cette énergie. Elle aime les gens et c’est une personne difficile à détester. C’est une travailleuse qui ne perd pas son optimisme, et encore moins sa bonne humeur. Les désaccords peuvent arriver lors de la création d’un spectacle, mais elle n’est pas butée. Aurore ne veut en aucun cas blesser les autres, même si quelque chose ne lui va pas.
Si elle était un personnage de conte, ce serait Alice du pays des merveilles pour son côté fantasque et toujours prête à rendre service. Ou Dorothy dans le magicien d’Oz. Elle a un imaginaire tout aussi débordant qu’elles deux réunies ! Témoignage d’Annabelle Lagaude, comédienne


Aurore (à gauche) et Annabelle dans Luciole et les lutins

Aurore (à gauche) et Annabelle dans Luciole et les lutins


Un côté solaire

Aurore est spontanée. Elle joue et vit avec son intuition. Ce qui fait d’elle quelqu’un de particulier, c’est ce côté solaire. Pleine de gentillesse, c’est aussi une personne très généreuse.
Jouant un spectacle toutes les deux dans un théâtre, Ingrid devait manger un camembert à chaque représentation. Elles en rachetaient un à chaque fois. Mais cette fois-ci, l’odeur du camembert était affreuse, à un tel point qu’elles ont dû le jeter. Une femme de ménage, sentant l’odeur, eut l’impression que c’était une fuite de gaz. Elle a donc fait intervenir son supérieur pour vérifier ses dires avant qu’Aurore et Ingrid révèlent d’où provenait le délit.
Si Aurore devait être un personnage de conte, ce serait un petit lutin. De beaux yeux bleus avec de petites oreilles !
Témoignage d’Ingrid Kubat, musicienne et comédienne


Aurore (à droite) et Ingrid dans Les z’histoires du Chaperon rouge

Aurore (à droite) et Ingrid dans Les z’histoires du Chaperon rouge