LA NEWSLETTER DE WEYLAND & COMPAGNIE / N°15 / Janvier 2026

ARME DE DISSUASION POÉTIQUE

A l’heure de profonds bouleversements nationaux dont notamment la montée de l’extrême droite, l’absence du budget qui a, entre autres conséquences nous concernant, de geler le programme du Service Civique, et internationaux avec Ubu Roi aux USA qui ne cesse de répéter comme un perroquet de bas-étage : MERDRE ! MERDRE ! et toutes ces guerres dont l’Ukraine à nos portes avec un Poutine glaçant, le Proche Orient embrasé, etc.

A cette heure-là donc, on n’ose pas vraiment dire bonne année.

Et pourtant…

Nous continuons notre chemin, la fleur au poing et l’espoir chevillé au corps. Nos minuscules actions ont un sens. Toujours ! Même dans cette nuit opaque. Nous allumons des lueurs de bougies vacillantes. C’est notre arme de dissuasion poétique…

Au menu du jour:

  • DANS LE RETRO: le Festival TOUT PUBLIC qui a refermé ses portes à l’automne 2024 déjà…
  • ACTU: la présentation de notre dernière création : Ces ombres qui glissent…
  • LUMIERE SUR… notre action culturelle autour du genre qui a concerné des enfants, des jeunes et des adultes. Focus sur des ateliers au lycée Galilée.

Enfin, notre actualité pour ce début d’année :

  • Nous tournons Harceler c’est pas jouer pour des centres de loisirs et écoles ;
  • Prochaine représentation le 30 janvier à 20h du spectacle Recoudre ce qui est déchiré, au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure à Paris. Réservation ici

Enfin, on va jouer notre Cabarré ! (un cabaret barré !) le samedi 25 avril à 18h à la Maison de Quartier des Touleuses à CERGY. On peut déjà réserver sa place, participation de 5 euros. Il s'agit de numéros tous différents les uns des autres avec du théâtre (absurde ou documentaire), du clown, un zeste de danse et de chant par une troupe déjantée d'artistes amateurs.

Jean-Pierre Weyland


affiche du spectacle 'Recoudre ce qui est déchiré'

Ne pas hésiter à aller faire un tour sur notre site pour découvrir tous nos spectacles :
weylandetcompagnie.fr

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CES OMBRES QUI GLISSENT sur orbite !

La nouvelle création de Weyland et Cie qui évoque l’adoption et les histoires de famille a déployé ses ailes cet automne. Le public a été ravi et ne s’est pas privé de le signaler. Un moment très émouvant de part et d’autre de la scène.

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La question du genre du point de vue des lycéens

Weyland et Cie est intervenue auprès d’une classe de Terminale du lycée Galilée à Cergy pour les questionner sur le genre. Après avoir partagé un questionnaire, plusieurs ateliers leur ont permis de questionner la place de leur genre.

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BYE BYE FESTIVAL TOUT PUBLIC !

Après 11 éditions, dont 3 à Cergy et 8 à Vauréal, le Festival Tout Public a fermé définitivement ses portes le 23 octobre 2024. 10 ans de salles frémissantes, d’enthousiasmes contagieux…
Rétrospective

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CES OMBRES QUI GLISSENT sur orbite !

La nouvelle création de Weyland et Cie qui évoque l’adoption et les histoires de famille a déployé ses ailes cet automne. Le public a été ravi et ne s’est pas privé de le signaler. Nous avons joué notamment pour Enfance et Famille d’Adoption (EFA) : un moment très émouvant de part et d’autre de la scène.

Spectacle disponible pour jouer chez des particuliers, en centre social, collège, lycée, ou théâtre.
À partir de 13 ans et tout public. Durée : 1h20
Espace nécessaire : 5m d’ouverture sur 4m de profondeur

Affiche du spectacle 'Ces ombres qui glissent'

De et par Jean-Pierre et Théo Weyland, Salomé Mallié
Musique de Salomé Mallié et Théo Weyland
Accessoires : Arnaud Destrée
Création marionnette : Alexia Rampinelli
Création lumière : Alan Tallec
Direction d’acteurs : Marie-Eve Weyland
Affiche : Salomé Mallié
Prises de vues : Maya Susset et Chloé Crepel


« Nous sommes le produit d’une histoire dont on cherche à devenir le sujet. » (Vincent De Gaulejac)

Interviewe des artistes (prises de vue et montage d’Esteban Temple) : https://youtu.be/hDBrlyF5R7o

Clip du spectacle : https://youtu.be/hPKk25UhkkY

RÉSUMÉ

Quelque part dans un lieu clos, deux individus amnésiques, accompagnés d'un bébé curieusement parlant, enquêtent sur leurs souvenirs afin de chercher une issue à leur enfermement.

Cette pièce aborde en mode patchwork : l'adoption du point de vue du père, du fils ou de la fille, la complexité des relations familiales, la solitude, la dépression, le deuil, la joie de l’adoption, la place de la femme, et des mères « si présentes malgré leur absence ».

Le tout avec poésie, humour, émotions et des respirations musicales.

Cette œuvre mi fiction (sur la forme), mi documentaire (sur le fond), car il s'agit de l'histoire personnelle des comédien.nes, favorise l’identification. En espérant que cette histoire intime permette à chacun de se projeter dans la sienne. Du particulier se trame l’universel.

La mère « naturelle » mais jamais vue (ou presque) plane dans l’imaginaire du fils…
Comment, après avoir accouché et reconnu son bébé, sortir de la maternité ? Où est-elle maintenant ? « On ne peut pas oublier un bébé qu’on a porté », dit le père à son fils adoptif.

Le papa « d’adoption » revit la mort de ses parents et de l’arrivée concomitante de ce fils-miracle tant attendu et désiré.

Une comedienne tient une marionnette de bébé
2 comediens. Le premier tient le second par les epaules
2 comédiens au premier plan tandis qu'une comédienne est assise à l'arriere plan






RETOURS DE SPECTATEURS

- Merci pour ce magnifique spectacle, une boule d'amour... une émotion palpable et pourtant une évidence dans vos parcours.

- Nous avons été plongés dans un moment intimiste et courageux. De très belles émotions…

- Je me suis laissé embarquer à la fois grâce à la mise en scène et bien entendu par le jeu des 4 acteurs qui m'ont captivé... Le bébé étant selon moi un personnage à part entière.

- Un spectacle exceptionnel et… percutant.

- La marionnette du bébé ; super idée qui nous projette dans une ellipse spatio-temporelle, ainsi que les inversions père/ enfant, c'est très intéressant. Le point de vue de l'adopté est vraiment touchant car il livre toutes ses problématiques qui ne sont pas négligeables. Beaucoup de moments joyeux, drôles avec le chant, la musique. Les moments d'émotions sont forts. Et en même temps on ne voit pas le jeu, c'est vécu (évidemment). Le texte est fort, c'est fluide. Le débat de fin est surprenant et vivant.

- Les sujets lourds comme l'insémination, l'attente, le parcours d'adoption, les liens familiaux, l'identité, l'amour de soi sont abordés avec humour et poésie ce qui a permis d'équilibrer le mélange émotionnel et m'a entraîné complètement dans l'histoire.

- Il y a beaucoup d'émotions justes tout au long du spectacle ! Sans faire dans le pathos, les répliques sont posées finement. Vous avez présenté un spectacle personnel avec beaucoup de générosité qui peut parler à tous !


 

La question du genre du point de vue des lycéens

Weyland et Cie est intervenue auprès d’une classe de Terminale du lycée Galilée à Cergy pour les questionner sur le genre. Après avoir partagé un questionnaire, plusieurs ateliers leur ont permis de questionner la place de leur genre. Un spectacle d’improvisation a eu lieu à la fin de ces ateliers à la Boite Noire (collectif de la Lanterne). Le projet est soutenu par l’Etat dans le cadre du Contrat de Ville (Préfecture du Val D’Oise) et la municipalité de Cergy.

4 comédiens sur scène

Nous avons d’abord proposé un questionnaire aux élèves, notamment sur les bons et mauvais points de son propre genre. Et aussi, les avantages à être de l’autre genre que le sien.

Beaucoup de retours unanimes venant des hommes : ”Le droit de tout faire”. Et lorsqu’on leur demande ce qu’ils imaginent s’ils étaient une femme : “se faire payer le restaurant” ou encore “faire l’amour” plus facilement.

De l’autre côté, les femmes de la classe sont unanimes sur les jugements discriminants qu’elles vivent. Ainsi que sur les difficultés à devoir enfanter, les règles, ne pas pouvoir sortir seule le soir et les désavantages d’être une femme au quotidien. Sur une note moins sérieuse, beaucoup se sont mises d’accord sur l’envie d’uriner debout si elles étaient des hommes.

Aborder ces questions du genre par le jeu

En plus du questionnaire, des ateliers de théâtre ont été mis en place auprès de ces terminales. Le but étant de les sensibiliser de façon ludique à ces questions du genre par des échauffements et des improvisations.

Dans un premier temps, les ateliers ont été non-mixtes puis mixte. Le but étant d’aborder les questions du genre plus intimement en non-mixte et voir la différence avec la classe au complet.

En classe entière, les jeunes hommes, bien moins nombreux, étaient plus discrets. Effet de minorité ?
Plusieurs improvisations ont été mises en scène par des élèves aidés de leurs professeurs. Mémorable : un repas de famille où le frère aurait mis enceinte la sœur. La réaction de l’élève : un grand choc comme si c’était une surprise et qu’il n’était pas au courant. Nous avons tous bien ri. Le jeu improvisé est tellement naturel !

Nous avons aussi assisté à une émission avec deux couples, un hétérosexuel et un autre avec deux filles, dont une lesbienne qui a joué un rôle de folle amoureuse collante et tactile. L’autre la repoussait tant bien que mal. Chacun et chacune pouvait se projeter à sa guise dans cette situation (drague lourde des hommes, gêne vis-à-vis de l’homosexualité ?)

Echange de genre

Un spectacle d’improvisation théâtrale a suivi devant les lycéens ayant participé aux ateliers mais aussi une autre classe. Le but était de s’interroger sur les stéréotypes. Le public a participé en donnant des situations, ou en précisant les relations entre personnages, voire en montant sur scène.
Entre autres, les comédiens ont proposé de jouer une série connue du public tout en échangeant les genres des personnages.

Espérons que cette nouvelle génération aura un meilleur point de vue ou une meilleure prise de conscience sur la question. La société d’aujourd’hui aurait besoin d’évolution, peut-être va-t-elle y remédier ?

Esteban Temple

Spectacle joué par Jean-Pierre Weyland, Elisa Bouali, Arnaud Duvalhof, et Julien Cressy.
Prises de vue et régie : Esteban Temple.
Clip : https://youtu.be/YzleKum-LwU

Merci au Collectif de la Lanterne pour son accueil et aux professeurs qui ont permis cette action.


Témoignage paru sur le site du lycée Galilée

Au cours des mois de septembre et octobre 2025, les Terminales STMG2 ont bénéficié d’ateliers et d’un spectacle d’improvisation autour de la question du genre par la compagnie Weyland et Cie. Au cours des trois ateliers (d’abord non mixtes, puis mixtes) qui leur ont été proposés, les élèves, souvent très coopératifs et moteurs, ont pu s’exprimer sur les situations d’inégalités et de discriminations de genre qu’ils avaient repérées, réfléchir sur les - ou même leurs propres - préjugés sur le genre et expérimenter à travers jeux et courtes scènes le travail d’improvisation théâtrale. A l’issue des ateliers, les élèves de la classe, rejoints par une autre classe de Terminale section européenne, ont assisté à la Lanterne à un spectacle d’improvisation s’inspirant de ce qui avait été exprimé dans les ateliers, par les comédiens professionnels de Weyland et Cie, qui œuvre depuis plus plus de dix ans à Cergy et propose entre autres des activités pédagogiques et spectacles auprès des publics scolaires. Grand merci à eux pour la qualité du travail proposé, ainsi qu’au collectif La Lanterne pour son appui constant aux activités du lycée.

Cécile Kébir, documentaliste et référente culture du lycée Galilée

 

BYE BYE FESTIVAL TOUT PUBLIC !

Après 11 éditions, dont 3 à Cergy et 8 à Vauréal, le Festival Tout Public a fermé définitivement ses portes le 23 octobre 2024. 10 ans de salles frémissantes, d’enthousiasmes contagieux… Une aventure épique qui a tenu grâce aux bénévoles impliqués et aux 21 230 spectateurs fidèles au rendez-vous ! Sans compter artistes et régisseurs of course sans qui les 294 représentations n’auraient pas eu lieu.
Rétrospective

affiche du spectacle Recoudre ce qui est déchiré

Le préquel, Impropourire, s’est déroulé en 2011 et 2012, et a permis de nouer des liens avec les compagnies en résidence à Vauréal. Il s’agissait d’ouvrir nos ateliers et de faire une soirée d’improvisation réunissant une foule d’artistes du cru.
Suite à ces deux éditions collégiales, nous avons démarré notre propre Festival à la Maison de Quartier des Linandes à Cergy puis à Vauréal en 2015 (la fougue de la jeunesse !).

une vingtaine de comediens posent debout sur scène

Dans l’ensemble, le public des groupes (écoles surtout, centres de loisirs, structures sociales) a représenté entre la moitié et les deux tiers des effectifs suivant les années.

La plus grosse édition, 2019, a réuni 80 artistes, près de 3 000 spectateurs et en guise d’équipe, une petite armée mexicaine : 21 bénévoles, 4 régisseurs, 3 volontaires de service civique, 1 stagiaire en bac pro, 1 stagiaire des Beaux-Arts, 6 caméramans, un photographe.

2 femmes tiennent la caisse du festival

Le modèle financier fut essentiellement puisé dans nos fonds propres et généralement négatif mais cela a permis une meilleure reconnaissance locale et un nombre de ventes appréciable par ricochet.

Le plus dur pour celles et ceux qui l’ont assumé : la vente des spectacles aux groupes. Il faut parfois 10 coups de fil pour avoir une personne concernée directement par le sujet. Cela prend des semaines et des semaines.

Mais quand le rideau s’ouvre le jour J, on oublie tout…

Jean-Pierre Weyland

PS : le Festival a été douloureusement marqué par deux pertes, deux artistes talentueux partis trop tôt : Jeanne Aumont-Doiret et Clément Ménager.

Affiche pour le spectacle 'Parle pas si fort!'

Quelques clips :
2018 : https://youtu.be/CTot30w1lO4
2022 : https://www.youtube.com/watch?v=QUQI3ZvtW64&t=198s
2023 : https://www.youtube.com/watch?v=QUQI3ZvtW64&t=198s
2024 : https://www.youtube.com/watch?v=QUQI3ZvtW64&t=198s

17 compagnies invitées : Théatrapatt’, Zigônez, Cie du Hibou, Les Matatchines, Les Omérans, Annibal et ses éléphants, Contes sur Nous, Uvol, Man d’Dappa, Académie Internationale des Arts du Spectacle, Baladins de l’Hautil, Cirk’aD, LIDE, Constellations Ephémères, Vancouver, Cie de L’Escapade, Les Zinters.

Une quinzaine de comédiens et musiciens applaudissent debout sur scène

Un collage de temps forts du festival






TEMOIGNAGES DES PARTICIPANTS ET ARTISANS DU FESTIVAL TOUT PUBLIC !


Thierry Cassard, artiste invité de la compagnie Man D’Dappa :

https://www.manddappa.com

De belles expériences vécues dans la grande salle de l'Antarès avec Olivier et Christian aux manettes techniques, notamment :
- "Tigre et Kantjil" et "Dimba l'enfant griot" en 2022 ;
- "Le cirque du Grand tri" et "le Voyageur musical" en 2023, année où un fort vent avait soufflé, emportant avec lui, hélas, un certain nombre de spectateurs qui devaient venir.
2 comediens, un à la guitare et l'autre au djembé

Pour moi la découverte en tant que spectateur de « Capitaine Vendetto », spectacle enlevé, que j'avais beaucoup apprécié.
Les repas m’ont marqué... un accueil très chaleureux et convivial, voire... familial !
Au revoir l'ami je t'aimais bien !

Laurent Oliviero, artiste invité et bénévole :

Pour moi le fait d'avoir pu présenter « Canari », un spectacle sur lequel j'ai travaillé un an et demi en assurant la mise en scène, le décor et la direction d'acteur a été une grande chance et aussi un enjeu personnel. Apparemment, il a été apprécié aussi par les professionnels qui étaient présents. Que ce soit en tant qu'acteur ou metteur en jeu. Cela m'a donné confiance en mes possibilités d'assumer un rôle dans une création. Cela m 'a fait du bien tout simplement.

2 comediens, un à la guitare et l'autre au djembé

Festival, tu vas me manquer, un peu plus je te ratais, ouf. Je te suis depuis un moment mais un peu de loin avec le doux rêve de faire partie de ta programmation. En tous cas merci de m'avoir accueilli en ton sein, je ne t'oublierai pas. Si tu repasses par là, appelle-moi qu'on se voit. Bonne route.

Carole Bosson, bénévole :

Tu nous manques, Festival Tout Public de Vauréal.






Christian de la régie :

Cher Festival,
Nous sommes le 14 décembre 2025, il est 2h05 et je ne dors pas.
A quelques jours des fêtes de Noël et fin d'année, je regard dehors en attendant peut-être la neige…
Des souvenirs alors me reviennent.

Lorsque, j'avais assisté bien malgré moi à la fin d'une belle aventure d'un théâtre qui avait duré pendant 20 ans, quelques temps après, Jean-Pierre m'avait invité chez toi. C'était le 31 Octobre 2016 pour la 4eme édition et je me rappelle du bruit fracassant de l'alu et du fer, agressant nos oreilles… Mais qui allait faire naître un théâtre de poche si doux dans cette salle d'expo jusqu'alors sans âme.
Ça s'agitait de partout autour de M'sieur Clément qui impassible sur son escabeau, nouettait de jolis velours noir.

Christian à la régie

Dans cette alcôve où souvent le soir, quand tout était redevenu paisible, je préparais quelques projecteurs pour le lendemain tôt le matin. Que Philippe puisse s'installer avec son p'tit loup.
Ou aussi des fois un drôle de champignon se promènera !
Caché derrière le fond de cette scène, une salle de travail avec, s'il vous plait, cuisine équipée ! Et une très, très grande table pour des repas plus ou moins rapides, tous réunis. J'ai vu passer des hordes de jeunes, courant partout, scotchant de la moquette, des affiches et trimballant à tout moment de la journée, ordi portable, et caisse métallique qui cliquetaient de "mille piécettes"… le trésor ?

Ce n'était pas moins insolite dans la Grande Salle.
Des personnages, artistes au demeurant comme sorti d'un album des "DingoDossiers " de Marcel Gotlib.
Il y avait des danseurs, des musiciens, des clowns, des acrobates, des marionnettistes, bref des faiseurs de rêves somme toute !
Jusqu'au moment où, après une trêve de calme, des autocars déversaient des flots discontinus de mini gilets jaune, orange surexcités, qui faisaient grimper la température du lieu, pire qu'une cocotte-minute !

5 personnes assises à une table

Et puis, dans cette histoire, non désiré, un 16 Mars 2020, confinement imposé.
La 8eme édition dut être annulée mais néanmoins une "Nostalgie des blattes", m'emmènera à dire un peu plus tard, que je n'aurais pas la nostalgie de la Covid qui me fera voyager en m'éloignant du monde réel. Je m'étais absenté du 23 Janvier au 30 Mars.
Lundi 18 Octobre, on réinvestit les lieux pour le Festival " 8 bis".
Alors Olivier, bienveillant maître du site, n'aura de cesse de me mettre à disposition des lumières de plus en plus magiques pour que je puisse créer et m'amuser à foison ! Tiens, bientôt à la retraite ce "vieux cow-boy", qui, j'en suis persuadé, ne partira pas "Poor and lonesome, far away from home".
Tendre souvenir évidemment, pour notre "petite-mère attentionnée". Je pense bien sûr à Françoise qui chorégraphiait quiches, pizzas, salades, l'essentiel œuf dur mayo, et le sacro-saint Poulet rôti !!

Au fait, il y avait aussi ce drôle et insolite personnage qui orchestrait et qui semblait tout droit sorti d'un roman de St Exupéry. Si, si, le, comment dire ? Le Chef d'Orchestre-organisateur de ce joyeux bazar, celui qui tantôt en petite veste civile, en visage poudré, ou bien nez de clown vissé, avait toujours à proximité ce bizarre boitier plat et répétait inlassablement :
"Oui, oui Madame, oui il reste encore des places, vous serez combien ?"
Il va être 4h50 et je continue moi de voyager, tant que ma tête peut emmagasiner encore de beaux souvenirs.

Ah, je vois des cristaux de glace… à moins que ce ne soient des petites larmes...
Toi aussi, cher Festival tu me manques.
Ainsi que tous ceux accrochés à mes songes et que je ne peux citer, tellement vous êtes nombreux et si grands sont nos souvenirs.






Fred Hennon (Cie Contes Sur Nous) :
https://www.facebook.com/ciecontesurnous/?locale=fr_FR

Le festival, grâce à la confiance de Jean Pierre, a toujours été un moyen de tester nos nouveaux spectacles avec Peter.
Je me souviens trouver des blagues le soir en mangeant derrière la scène et les tester une heure après.
Je me souviens également jouer pour la première fois notre spectacle " T'as pas d'humour' dans la grande salle remplie, je crois que c'est mon plus grand trac à ce jour.
Un comédien fronce les sourcils aux premier plan, un comédien s'agite à l'arrière plan

Je me souviens des repas partagés ou Peter et moi, nous nous amusions à charrier gentiment les jeunes en service civique.
Je me souviens que lors du spectacle " Déconnecter ", pris par l'énergie on a décroché une dalle du plafond qui est venu atterrir sur ma tête !!
Je me souviens créer un plan de feu une heure avant notre spectacle " L'habit ne fait pas le super héros " avec les deux régisseurs présents qui s'amusaient comme nous à créer.
Je me souviens avoir une longue discussion avec des conteuses venus d'une médiathèque d'Argenteuil.
Je me souviens d'avoir improvisé une chanson sur une piscine lors de la soirée impro.
Je me souviens que c'était que des bons moments dans le partage et la bienveillance.
Je me souviens que ça va nous manquer.

Valérie Tessier, bénévole et artiste :

Que me reste-t-il du Festival Tout Public ?
Des souvenirs.
Ceux vécus du dedans : préparation et aide aux repas des artistes avec des beaux moments de partage, la billetterie et les échanges enthousiastes des spectateurs.
Parfois des coups durs comme l’attente d’un groupe scolaire qui ne viendra pas et sera injoignable : nous commençons le spectacle en retard….
Ceux vécus du dehors, je veux dire côté public. Et là je dois dire que je n’oublierai jamais « Coccinelle et le code barre » et surtout « Vendetto », vu en compagnie de mes deux- petits fils (5 et 7 ans).
Ils étaient émerveillés. Sur le chemin du retour ils chantaient à tue-tête : « à l’abordage, dans son sillage, Capitaine Vendetto, oh oh Vendetto !!!! »

Affiche pour la nostalgie des blattes

Un grand moment pour moi du festival fut la représentation en plein Covid de « La nostalgie des Blattes » de Pierre Notte le samedi 17 octobre 2020 à 15h et la belle rencontre avec Adeline Hecker, sans parler de l’émotion de jouer avec mon fils François aux percussions…
Une dystopie racontant un monde où il y a des drones de surveillance, où le botox est la règle, un monde aseptisé sans microbe, sans abeille : où on en viendrait à regretter les blattes…. Nous n’avons joué qu’une seule fois, couvre-feu oblige … devant une salle masquée…
La réalité dépassait presque la fiction !
Je remercie Jean-Pierre pour son investissement sans limite dans ce projet, Marie- Ève pour son accompagnement bienveillant.
Adieu Festival tout Public. Ceux qui ne l’ont pas connu ne savent pas ce qu’ils perdent !






René Badache (artiste) :

Cela a été un grand plaisir de participer au festival Tout Public et je suis admiratif du degré de préparation de ce dispositif et de l’implication de tous et toutes. Merci pour ces beaux moments.

J’ai en mémoire ces jeunes lycéens qui avaient l’air fasciné par notre cabaret philosophique et j’ai su qu’ils avaient beaucoup apprécié la pièce alors même qu’ils étaient pour la plupart très éloignés socio-culturellement du théâtre et de la philosophie d’Albert Camus. Savoir qu’avec notre humble spectacle des lycéens puissent s'initier avec émerveillement non seulement au théâtre mais aussi à la philosophie camusienne est un grand réconfort.

Arnaud Duvalhof (artiste invité et bénévole) :

Des changements d’ambiances remarquables pendant des représentations de vos spectacles jeunesses, avec la salle remplie d’enfants qui bavardent… et quand la lumière s’éteint, tout le monde écoute, rie, participe.
Ce qui m’a marqué ? Un travail de dingue pour toute l’organisation en amont avec les compagnies, les écoles. Une équipe toujours de bonne humeur avec des pros et des bénévoles impliqués.ées et motivés.ées. Le public et les enfants toujours contents d’avoir vu du « cinéma vivant » à l’Antarès. C’est pendant le festival que j’ai pu découvrir les spectacles jeunesses normalement joués dans des écoles ou autre, ça m’a beaucoup appris.
Mention spéciale pour la première de « A Livres Ouverts » où on a fini de construire notre décor alors que le public était prêt à entrer en salle : c’était sportif.
Ma première fois ? Quand la Lidé a été invitée à venir jouer avec Improvista. Et l’aventure pro et perso continue encore aujourd’hui, donc merci Jean-Pierre pour ta confiance et ta générosité.
Bravo ! Merci ! Et à bientôt ?






Marie-Eve Weyland (artiste et comptabilité du Festival) :

Tous les ans, je suis extrêmement touchée par le soutien des bénévoles qui viennent donner quelques heures au festival. Comme ça... gratuitement... pour... Pourquoi au fait ?
Pour l'amour du théâtre, je pense... des petites compagnies... du spectacle vivant... pour qu'il reste bien vivant...
Beaucoup d'entre vous, les bénévoles du festival, sont des comédiens amateurs. Dans amateur, il y a aimer...
J'admire votre enthousiasme et votre générosité pour théâtre et les artistes et j'aimerai penser que, cet enthousiasme, je ne l'ai pas perdu, moi, au fil des années.

Affiche pour le festival tout public 6

Alan Tallec (artiste et responsable technique) :

Une belle équipe, souriante, accueillante, sympathique… merci à tous pour la bonne ambiante que vous dégagez…
Et merci à tous les bénévoles pour leurs multiples participations : accueils, placement, petits plats…
Des délices à tous les étages.

2 Comédiens en coulisse

Installation du materiel



Comediens et enfants sur scène